Comprendre son adolescent et les réseaux sociaux


La notion de popularité et de notoriété est très présente dans le monde des adolescents, en particulier au collège. Inutile de préciser que c’est un âge où l’acceptation par le groupe est au centre de toutes préoccupations, et que la peur d’être exclu est grande. Seulement, à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, cette recherche d’amour – qui est un besoin vital – prend à l’adolescence des dimensions folles.

Comprendre son adolescent :

La plupart des adolescents s’identifient aux groupes et se conforment à la norme. Il est fort probable que votre ado côtoie des personnes de son âge, sociable, extravertie, et qui ont beaucoup d’amis. Votre enfant peut alors se sentir moins bon, bizarre, différent, et sa confiance peut chuter. Ces personnes “populaires” portent souvent des vêtements à la mode, vont en soirée, possèdent des téléphones derniers cri.aider son ado

Dans le but de leur ressembler et d’obtenir également la validation des autres, un grand nombre d’adolescents mettent leur personnalité de coté et enfilent “des masques sociaux”. Ils adoptent presque tous les mêmes comportements, s’adonnent à la critique gratuite pour plaire et deviennent obsédés par leur apparence physique.

Chaque détail devient important, chaque fait et geste est calculé de peur d’être ridicule, et parfois, des relations amicales sont entretenues uniquement par volonté de se faire bien voir.

La peur du rejet et la recherche constante d’approbation chez les autres devient une véritable pression et une source d’anxiété.

Je sais que ces propos peuvent paraître extrêmes, mais c’est malheureusement une réalité pour bon nombre de jeunes.

 Pour mieux comprendre votre ado et gérer ses comportements difficile,
vous êtes libre de télécharger notre guide gratuit juste ici.

L’emprise des réseaux sociaux :

Il y a quelques années, cette attitude se serait probablement arrêté aux portes du collège. C’était sans compter l’arrivée de Facebook, Instagram, Snapchat et autres réseaux sociaux. Lorsque l’on évoque les dangers de ces applications, ce sont généralement les termes de cyberdépendance, d’arnaque ou encore d’usurpation d’identité qui reviennent.

Ces derniers, bien que réels, cachent une toute autre facette des réseaux sociaux : le phénomène de désespoir par comparaison, qui peut engendrer le développement d’une mauvaise estime de soi, de complexes et de troubles d’anxiété.

Les réseaux sont dans la parfaite continuité de cette recherche de notoriété, quantifiable désormais grâce aux followers, likes et commentaires.

Prenons l’exemple d’Instagram, une application permettant le partage de photos : la plupart des clichés d’ados publiés ne montre qu’exclusivement du positif, dans le but de façonner la réalité à leur arrangement et de modeler ainsi la perception qu’ont les autres à leur égard.

Personne ne montre la photo de famille à Roubaix ou son poney autrefois adoré. On préfère afficher aux yeux de tous ses dernières vacances de rêve aux Seychelles ou la soirée de malade d’hier soir !

Chacun veut montrer aux autres que sa vie est incroyable, au niveau social comme matériel.

“Regardez comme on s’amuse ! Tu fais ça, toi ?!”

Il devient difficile de rester à l’écart sans passer pour quelqu’un d’inintéressant : c’est un cercle vicieux.

Certaines conséquences néfastes peuvent se faire sentir dès lors que certains jeunes en tire la conclusion d’avoir une vie moins animée et plus triste que celles de ses amis, qui eux ne cesse de partager leurs sorties et voyages.

À l’instar du milieu scolaire, beaucoup d’ados développe sur les réseaux de l’anxiété vis-à-vis du regard que les autres portent à leur statut et leurs publications.

Le culte du corps parfait est également extrêmement présent sur les réseaux, avec le partage massif de femmes et d’hommes ne montrant aucun défauts apparents. Ces images sont bien évidemment superficielles et faussées à l’aide de retouches, de filtres et du nombre indéfinissable de prises nécessaires.

Toutefois, cela n’empêche pas d’installer des attentes irréalistes chez certains jeunes – notamment chez les filles – qui ont alors honte de leurs corps. Dans les pires des cas, des maladies mentales telles que la boulimie ou l’anorexie peuvent être développées.

Comment aider son ado :

Malgré tout ça, les réseaux sociaux ne sont pas mauvais, bien au contraire : ils peuvent aider à la réalisation d’un objectif, facilitent l’entraide, permettent la discussion. Bien sûr, il est important de définir des plages horaires durant lesquelles votre ado peut se connecter, mais lui interdire totalement l’accès est une mauvaise idée qui n’engendrera que de la frustration.

Il est primordial qu’il se fasse sa propre expérience, qu’il se rende compte par lui-même de l’aberration que représente cette recherche constante de perfection et de popularité, qu’elle se passe au collège ou sur les réseaux.

aider son ado

Cependant, les parents ont tout de même un rôle à jouer. Il est important qu’ils gardent un oeil sur la situation afin d’éviter qu’elle dégénère tout en facilitant la prise de conscience. Favorisez les activités qui lui permettent d’affirmer sa personnalité, intéressez-vous à ses passions qui le rendent unique et différent.

Établissez une relation vraie et franche, privilégiez les dialogues où il peut défendre et développer ses idées et convictions aux discussions superficielles.

Plus tôt cette prise de conscience s’effectuera, mieux ce sera. En effet, la peur du rejet et la pression du groupe amènent couramment à des prises de décisions qui vont à l’encontre des valeurs profondes.

On peut citer, parmi les exemples les plus mis en avant : la prise de drogue, de tabac ou la pratique de violences morales et physiques. Mais même au-delà, son bonheur au long terme dépend particulièrement de sa capacité à se libérer du regard d’autrui.

S’il désire se délivrer du conditionnement social et s’orienter vers le chemin qui lui correspond vraiment, il s’exposera inévitable aux critiques des personnes suivant la route toute tracée par le système.

S’il est trop attaché aux jugements de ces gens-là, il est probable qu’il se résigne et fasse le choix de les suivre, pour en fin de compte vivre une vie morose qui ne lui correspond pas.

Mattis, un jeune de 15 ans témoigne :

Pendant une bonne partie de mon adolescence, ce que les autres pensaient de moi était ma préoccupation première.

“Suis-je assez bien, assez populaire ?” ou “Est-ce que les autres vont accepter que je fasse telle ou telle chose ? Est-ce que je vais être ridicule ?” sont des questionnements qui revenaient sans cesse dans mon esprit, me drainant une énergie considérable. Il m’est arrivé plusieurs fois, lors de discussions en groupe, de ne pas parler une seule fois de peur de n’être pas assez intéressant ou drôle !

Résultat : je restais dans l’ombre, loupant des occasions de pouvoir discuter avec de nouvelles personnes. À présent, j’ai compris que c’est en osant et en étant authentique que l’on est naturellement accepté par le groupe. Sortir du lot et rester soi-même sont les meilleures façons de créer des opportunités et de rencontrer des gens qui t’apprécie pour ce que tu es réellement !

Nous arrivons a la fin de cet article, j’espère que celui-ci vous aura plu, merci à Natacha de l’avoir publié. Pour aller plus loin et découvrir d’autres astuces pour aider votre ado, vous pouvez télécharger notre guide gratuit juste ici :

Albain Maz

Ado Mania

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s